Américains VS Français : 10 différences fondamentales !

Vous êtes français ou résidez en France et êtes complètement habitué aux us et coutumes de l’hexagone ? Si vous êtes sur le point de partir pour les Etats-Unis, faites très attention à certaines différences culturelles fondamentales entre les deux pays. Nous en avons sélectionné une dizaine. Tenez-en bien compte si vous voulez éviter de provoquer un scandale ou d’être déconcerté lors de votre séjour outre-Atlantique !

  1. Sois la bienvenue chez nous puisque VOUS n’existez pas !

Le tutoiement est implicitement de rigueur: Puisque le pronom “you” équivaut à la fois à “tu” et “vous”, pour les Américains le formalisme qui consiste à passer, au fur et à mesure que l’on connaît mieux son interlocuteur, du vouvoiement au tutoiement n’existe pas. Par conséquent, dans la plupart des cas on adopte un ton et un vocabulaire qui font que la traduction du YOU serait vraisemblablement “TU”.

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La formule cérémoniale anglaise “How do you do?” (comment allez-vous?) n’existe pas outre-Atlantique, son équivalent étant “how are you doing?” (Ça va?, tu vas bien?)

  1. L’argent n’est jamais tabou

femme riche

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Aux USA, non seulement il n’est absolument pas choquant de dire à un inconnu combien on gagne, mais l’argent est roi ! Tout est profit ; le confort matériel qui découle de cette course à l’argent est un des fondements de la société américaine. Il faut épater le voisin ou le touriste qui vient en visite : “Ça, c’est mon nouveau Humvee. Il m’a coûté 60.000 dollars !”. Ou : “vous trouvez normal qu’on me fasse payer 38000 dollars d’impôts et que la police mette une demi-heure à arriver quand on a besoin d’elle?” “Et vous, combien de taxes avez-vous payé cette année”

  1. Le métier, point de départ de toute conversation

Dites-moi quelle est votre profession et je vous dirai qui vous êtes : c’est particulièrement vrai aux États-Unis. Contrairement à ce qui se passe en France, là-bas on n’attend pas l’occasion idéale pour essayer de savoir quelle est la vôtre. Après le rituel “Where are you from?” (d’où êtes-vous?) le plus normal serait de vous demander comment vous gagnez votre vie, quelle est votre activité professionnelle…même si vous venez de faire connaissance dans le métro ! En France on ajouterait systématiquement la formule un peu hypocrite “si ce n’est pas indiscret”!

  1. On dit d’emblée ce qu’on pense

Pas besoin de bien connaître quelqu’un pour lui dire ouvertement ce qu’on pense de telle ou telle tradition absurde en Europe, de telle formation politique américaine aux idées insensées ou pour lui demander s’il y a trop ou pas assez d’immigrés en France. Les américains sont ouverts et apprécient la simplicité. Ils aiment pouvoir cerner une personne en quelques minutes.

  1. Bienvenue à la franchise, mais pas aux conflits !

Inversement s’il est très agréable, chez les Français, de débattre passionnément autour d’un verre dans un bar quitte à hausser un peu le ton avant de trinquer avec humour, aux USA on recherche davantage le consensus pendant une conversation, surtout si l’on se connaît depuis peu !

Au pays de l’Oncle Sam, on est “non-confrontational”: en cas de désaccord, on change de sujet pour éviter les confrontations.

  1. Converser, c’est une chose, draguer c’en est une autre

La facilité avec laquelle un/e Américain/e engage une conversation avec une personne du même sexe ou du sexe contraire a déconcerté plus d’un Français visitant les États-Unis. En effet, un sourire, une réponse aimable ou une question à l’apparence personnelle de la part d’un/e inconnu/e ne veut pas dire pas grand-chose dans un pays où la communication est facile et spontanée. Le flirt, c’est une tout autre affaire ! Ce sont les circonstances qui peuvent nous donner des indications sur les intentions ou prédispositions de l’interlocuteur ou interlocutrice à aller au-delà de l’amitié. Être sympathique et naturel lors d’un premier contact ne signifie rien d’autre que : je veux être agréable et spontané.

  1. Les Américains sont pratiques et productifs

Autant en France on adore se faire la bise en arrivant au bureau, boire un coup avec les collègues et bavarder en travaillant, autant les Yankees sont actifs et concis : pas de tour de table en début de journée pour saluer ou embrasser tout le monde. Un simple “group hello” qui consiste à dire “hello everybody !” suffit aux Etats-Unis. On gagne du temps au détriment de la convivialité française. On y cause un peu moins entre collègues et faire une pause en groupe pour aller boir un coup est impensable, Il n’est pas du tout choquant que le repas de midi soit un simple sandwich assis devant l’ordinateur ou au milieu d’une réunion urgente ! L’efficacité prime sur le plaisir.

  1. Pourboire rime avec obligatoire…ou presque

restaurant américain

Au pays du Big Mac et du Coca Cola cela peut paraître paradoxal, mais il est pratiquement obligatoire de laisser un pourboire aux serveurs. Cela est dû au fait que ces derniers sont mal payés et comptent énormément sur la générosité des clients pour arriver à un salaire décent en fin de mois. Par conséquent tout le monde laisse au moins 15% de “tip” (c’est le terme employé) sur le total de l’addition avant de quitter la table du bar ou du restaurant. En contrepartie le personnel est généralement attentif tandis qu’en Europe on ne sait jamais si lon va `”tomber” sur un garçon aimable mais distrait ou, au contraire, efficace mais très antipathique !

  1. La ponctualité est sacrée

Les Américains prennent cela très au sérieux : si on vous donne rendez-vous à telle heure à tel endroit, le plus probable est que l’on y sera à l’heure indiquée et non dix ou quinze minutes plus tard. Arriver en retard y est considéré comme le signe d’un manque de sérieux ou d’une fiabilité douteuse, voire de mauvaise éducation. Allez leur expliquer le concept du “quart d’heure français” (en cas de rendez-vous sur un lieu quelconque) ou le quart d’heure de politesse (si vous êtes invité chez des gens) !!

  1. Contestation et revendications à la française : pas si bien vu !

Malgré leur système basé sur la réussite individuelle, les Américains n’apprécient que modérément la contestation, les grèves ou la singularité à la française. Il peuvent modérément comprendre la légitimité de certaines de nos revendications, mais en même temps il faut que l’économie tourne, que la mécanique soit bien huilée. Il y a un certain consensus autour du capitalisme et de la religion. D’où la fameuse devise inscrite sur leurs billet d’argent: IN GOD WE TRUST.

Avant votre départ : n’oubliez pas que si vous êtes Français ou ressortissant de l’Union Européenne vous devrez solliciter la demande d’autorisation de voyage obligatoire (ESTA) pour entrer aux États-Unis (voir ce guide ESTA).