Plan d’Epargne Logement : Ce qui va peut-être bientôt changer

Fort de ses 4,50% de taux d’intérêt, le PEL s’impose comme le livret incontournable pour faire fructifier ses données sans trop d’efforts. La Banque de France annonce vouloir bientôt se pencher sur leur sujet et peut-être les rendre moins attractifs. Mais que va-t-elle vraiment changer ? Tentative de réponse !

Un livret qui rapporte… trop !

On le sait, le PEL rapport beaucoup. En ouvrir un est quasiment indispensable depuis sa création, pour gagner un peu d’argent sans se fatiguer. Mais, selon la Banque de France, ce livret rapporte trop pour ce qu’il rend à l’état, et c’est bien là le problème.

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Le problème est que l’argent rentre d’un côté, mais ne ressort pas forcément de l’autre. Un peu comme si l’on gagnait le casino bonus sans dépôt préalable en 2021, ce serait bien dommageable pour l’établissement en question. Pour l’état, c’est pareil. Il voit entrer l’argent et… c’est tout.

Alors, la Banque de France pense que ça commence à faire trop et que les épargnants ont assez épargné. Le taux de 4,50% du PEL, quasiment garanti à vie, pèse sur l’économie française et ne bénéficie qu’à ses propriétaires. Il suffit de planter ses deniers pour les regarder grossir à mesure que passe le temps.

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Un traitement spécial

Toutefois, seuls les plus anciens plans sont concernés. Car, aujourd’hui, les plans ouverts depuis août 2016 n’offrent qu’un petit pourcent de rendement. Les plans ouverts avant le 1er mars 2011 ont une durée de vie illimitée quand ceux qui sont venus après se transforment automatiquement en livret d’épargne au bout de 15 ans.

Pour les premiers, comme précisé plus haut, c’est un véritable jackpot puisque leur taux est garanti à vie. Certes, les versements ne sont plus possibles après 10 ans, mais le rendement, lui, continu bel et bien. Ce sont donc ceux-là qui sont dans le viseur de la Banque de France. Mais comment compte-t-elle procéder exactement ?

En réalité, rien n’est encore prévu sur ce point. Mais le scénario désiré par la Banque de France, qui n’est pas décisionnaire, serait de pouvoir abaisser le taux des anciens PEL à 1%. Pour cela, seul le législateur avec l’autorisation du ministère de l’Economie et des Finances, après vote, pourrait le faire. Cet avenir voulu n’est pas d’actualité, mais on ne saurait être trop prévoyant en imaginant le scénario catastrophe que ça représenterait pour les épargnants qui, d’ici là, peuvent dormir sur leurs deux oreilles.