Los Angeles, une ville de champions

Los Angeles s’est positionnée en 2020 en tête de la liste très fermée des 10 villes américaines ayant remporté durant la même année deux ligues majeures de sports du pays.

La victoire des Los Angeles Dodgers aux World Series de baseball (MLB) sur les Tampa Bay Rays est survenue deux semaines à peine après que les Los Angeles Lakers aient remporté les finales de basketball (NBA) face à Miami Heat. C’est la deuxième fois, après 1988, que ces deux franchises remportent leurs championnats respectifs durant la même année. La ville de Los Angeles est d’ailleurs celle qui a le plus souvent réalisé cet exploit (six fois), à égalité avec New York et ses très célèbres Yankees. Un constat plutôt logique lorsque l’on compte le nombre d’équipes que possède la ville californienne.

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La ville des rivalités fraternelles

Los Angeles fait en effet partie des immenses métropoles américaines comme New York ou Chicago qui possèdent parfois plusieurs équipes parmi l’élite dans un même sport. Pour L.A., cela est le cas dans toutes les ligues majeures du pays : football américain, basketball, baseball, hockey sur glace et football (soccer). Les habitants de la ville de la côte ouest ont tous leur préférence, ce qui mène souvent à des rivalités plus ou moins fraternelles.

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En basketball, les Clippers semblent être voués à évoluer constamment dans l’ombre de la notoriété mondiale des Lakers. Ils ont même terminé deuxièmes juste derrière eux au classement de la Conférence Ouest de NBA cette saison, et se sont arrêtés au stade des demi-finales de leur conférence. Comme le rappel le site spécialisé Parlons Basket, la franchise a même été fortement critiquée suite à cette élimination.

En soccer, la tendance s’inverse depuis l’arrivée du Los Angeles FC en 2014. Pendant longtemps, le LA Galaxy était l’une des équipes les plus populaires de la MLS (Major League Soccer), ayant accueilli dans leurs rangs de grands noms du football tels que David Beckham, Zlatan Ibrahimovic, Steven Gerrard ou Landon Donovan. C’est le club le plus titré du pays avec 5 MLS Cups et 4 Supporters’ Shields. Mais son dernier trophée remonte à 6 ans, alors que le nouveau venu en ville, le LA FC, est l’actuel tenant du titre du Supporters’ Shield (meilleure équipe de la saison régulière). Ce sont aussi eux qui sont annoncés comme prochains vainqueurs du championnat, cotés à 3.5 sur le site de paris sportifs Betway (chiffres du 2 novembre). Le Los Angeles FC a d’ailleurs d’ores et déjà sécurisé sa place pour les play-offs de cette saison, notamment après une récente victoire 2-0 contre le Galaxy à l’occasion du derby surnommé « El Trafico » (en référence des embouteillages de L.A.).

A chaque règle ses exceptions

En baseball, les Angels situés à Anaheim au sud-est de Los Angeles (dans la ville du célèbre parc d’attractions Disneyland), rencontrent moins de succès que leurs voisins les Dodgers. Malgré la présence de Mike Trout dans ses rangs, l’un des meilleurs joueurs du championnat, les Angels n’ont pas réussi à atteindre une finale (World Series) depuis leur victoire en 2002, ni même de se qualifier en éliminatoires (postseason) lors des 6 dernières saisons. Heureusement que les Dodgers viennent sauver l’honneur du baseball hollywoodien.

Si la ville des stars semble briller de mille feux tous les ans, il existe toutefois des sports où elle peine à se placer au devant de la scène. En football américain, à l’époque où ils étaient basés à Los Angeles, l’équipe des Raiders a seulement remporté un Super Bowl en 1983. Aujourd’hui, la ville ne compte que deux équipes : les Rams, finalistes en 2019 et battus par les New England Patriots, qui n’ont plus gagné de Super Bowl depuis 1999, ainsi que les Chargers, au palmarès quasi-vide.

Pareil en NHL (National Hockey League), Los Angeles est à la traîne. Les Kings ont terminé cette saison avant-derniers de la division Pacifique de la Conférence ouest, avec 29 victoires contre 35 défaites. Les Mighty Ducks d’Anaheim, fondés en 1993 par la Walt Disney Company, n’ont pas été bien meilleurs, situés une place au-dessus dans le tableau. Les deux équipes font d’ailleurs partie des moins titrés de l’histoire de la NHL.