Le bio en 2020 : quels sont les chiffres de ce secteur en France ?

C’est un fait, les produits bios attirent de plus en plus de consommateurs chaque année. D’ailleurs, au niveau français comme européen, de nombreuses mesures sont prises pour favoriser ce type d’agriculture et plus largement, les initiatives assurant la préservation de l’environnement. Nous allons nous intéresser aux chiffres du bio à l’orée de l’année 2020. Quelle est la situation actuelle ? C’est ce que nous allons voir.

Les consommateurs et le bio en France

Comme nous l’avons dit précédemment, à l’heure actuelle, de plus en plus de consommateurs souhaitent se tourner vers des alternatives plus respectueuses de l’environnement. Cela implique un bouleversement des habitudes de consommation, une tendance en pleine croissance. D’après les chiffres d’Agence Bio, plus de 9 Français sur 10 affirment avoir déjà investi dans des produits alimentaires issus de l’agriculture biologique. D’autre part, les trois quarts d’entre eux disent consommer du bio au moins une fois par mois.

Toujours d’après Agence Bio, 12% des consommateurs affirment manger des produits biologiques au quotidien. En 2020, grâce notamment au plan Ambition Bio et aux divers rapports sur le climat, ces chiffres devraient connaître une belle augmentation. Il s’agit donc d’une affaire à suivre !

La production de l’agriculture biologique en France

En France, les surfaces agricoles dédiées à l’agriculture biologique représentent 7,5% des terres cultivées totales. Si cela semble peu, il est toutefois nécessaire de préciser que sur le territoire, on recensait en 2016 plus de 47 000 opérateurs bios, dont 32 000 exploitants agricoles et près de 15 000 travailleurs. Encore plus incroyable, en 2018, ces chiffres ont augmenté de 12%. C’est vrai, en seulement deux années, le nombre d’opérateurs a dépassé les 60 000, ce qui est considérable. Là encore, il y a fort à parier pour que l’année 2020 connaisse elle aussi une très belle évolution.

En France, la région la plus productrice de bio est l’Occitanie, avec plus de 7000 producteurs. Elle est suivie de près par l’Auvergne-Rhône-Alpes et la Nouvelle-Aquitaine.

Le chiffre d’affaires du bio en France

En 2018, le chiffre d’affaires généré par l’industrie du bio a presque atteint les 10 milliards d’euros. Si cela n’est rien comparé au chiffre d’affaires de l’agriculture traditionnelle, il est néanmoins nécessaire de préciser qu’en deux ans, le secteur du bio a connu une croissance de 15,7%, ce qui est tout simplement exceptionnel. D’ailleurs, d’après Agence Bio, 5% du budget dédié à l’alimentation des ménagesest consacré à l’achat d’aliments d’origine biologique.

La France, 3ème pays producteur de bio en Europe

Comme nous l’avons précisé, en France, 7,5% des terres cultivées sont dédiées à l’agriculture biologique. Voilà qui permet à notre pays de se placer à la troisième position des états les plus producteurs de bio, d’après Eurostat. L’Italie et l’Allemagne sont actuellement les champions en la matière, suivies de près par l’Espagne et le Portugal, la Pologne, l’Autriche et la Roumanie. Aussi, en 2020, il y a fort à parier pour que ces pays développent de plus en plus leur agriculture biologique.

Les acteurs de la filiale bio en constante évolution

Si le bio concerne principalement le domaine de l’agriculture, d’autres secteurs d’activité se lancent également dans ce business florissant et plus respectueux de l’environnement. Le premier qui nous vient à l’esprit, c’est bien sûr le domaine de la beauté et des cosmétiques. En effet, on voit apparaître dans les supermarchés et sur Internet des marques engagées pour la préservation de la planète, proposant notamment des cosmétiques plus “vertes”, composées d’ingrédients biologiques.

Vous le savez, la vaisselle jetable en plastique fait l’objet d’une interdiction au 1er janvier 2020. Aussi, le bio s’installe dans l’industrie de la restauration, grâce notamment à des fabricants de produits jetables comme pour vaisselle bio et écologique. Composés de matériaux issus de la biomasse, ces accessoires sont biodégradables et disparaissent en moins de 6 mois dans la nature. Aussi, grâce à l’interdiction européenne et aux efforts des professionnels de la restauration, il devient possible d’envisager une planète plus propre.