La grande distribution se met au local !

Les enseignes de la grande distribution se tournent de plus en plus vers le local pour approvisionner leur rayon. 

Que ce soit pour soutenir les agriculteurs français, ou répondre à une demande croissante en produits bio de la part de leurs clients, les géants de la grande distribution se tournent depuis plusieurs années vers le local. Une tendance qui devrait aller en s’accélérant, notamment dans un contexte où les chaînes d’approvisionnement internationales sont de plus en plus perturbées. 

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Néanmoins, attention à bien décrypter les annonces des entreprises pour déterminer ce qui est considéré comme local, et ne pas s’arrêter à la visibilité donner à ces nouvelles stratégie d’achat. 

Des enseignes de plus en plus tourné vers les circuits-courts

Les leaders de la grande distribution sont en effet de plus en plus nombreux à vouloir se différencier en proposant aux consommateurs des produits régionaux, ou labélisés comme “local”. Cette stratégie répond à une demande de la part des français, qui en plus de privilégier une alimentation bio, veulent aussi arrêter de manger des produits d’une origine trop lointaine. 

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Pour les enseignes, c’est un pari gagnant puisqu’il est plus facile de se fournir auprès d’agriculteurs et de transformateurs locaux. Une faible empreinte carbone se traduit également par des coûts d’approvisionnement moindres. Mais aussi par une meilleure image de marque puisque les supermarchés peuvent vanter une action qui favorise le développement économique de leur territoire. 

Un définition toute personnelle du “local”

En fonction des grandes surfaces, la définition de ce qui peut être considéré comme un produit local ne sera cependant pas la même. Pour une enseigne bio comme Biocoop ou Naturalia, le lieu de production devra par exemple se trouver dans un rayon allant de 150 à 200 km. Surprise, les enseignes plus classiques font parfois mieux. Chez Carrefour, par exemple, les approvisionnements locaux ne se font pas à plus de 100 km. Et chez Intermarché, qui possède un magasin tous les 17 km, il est là encore possible de miser sur une offre très rapprochée. 

Dans la grande majorité des cas, les entreprises de la distribution commencent progressivement à étoffer leur offre en produits locaux. Dans le but notamment de mieux référencer leurs marques distributeur, les circuits courts étant un critère de sélection pour de nombreux consommateurs. 

Volonté réelle ou stratégie d’affichage : la visibilité des produits locaux en magasin

Malgré une réelle volonté de se tourner vers des fournisseurs locaux, la part de cette stratégie d’approvisionnement dans les rayons des magasins, même bio, reste très souvent en dessous de la barre des 10 %. 

Si cette tendance paraît si imposante, c’est parce qu’elle est visibilisée par les enseignes dans leurs magasins. Les produits locaux sont ainsi placés en tête de gondole, mis en avant dans les stands de dégustation, et servent d’argument marketing dans les catalogues et brochures des entreprises. 

Qu’il s’agisse d’un réel changement opéré par les enseignes de la grande distribution, ou d’une volonté de se démarquer et d’attirer des consommateurs toujours plus exigeants, la tendance du local dans les supermarchés est une bonne nouvelle pour les producteurs français, qui pourront ainsi bénéficier de meilleures débouchées et de partenariats locaux plus rémunérateurs.