Incendie domestique : comment réagir ?

Les chiffres sont assez alarmants, car un incendie domestique se produit toutes les deux minutes en France. Pire, une étude réalisée par l’association Attitude Prévention par facilité a permis de déterminer que 80 % des personnes interrogées ne sont pas conscientes des risques au quotidien lorsqu’elles laissent les appareils électriques allumés 24h/24 et 7j/7. Ajoutez-y les bougies allumées et le feu d’une cheminée qui attisent les risques d’incendie. Comment réagir face à un incendie domestique ? Les réponses dans cet article.

Les incendies domestiques : deuxième cause de mortalité en France

Les sapeurs-pompiers affirment que les incendies domestiques causent chaque année plus de 10 000 blessés et 800 morts. Leur constat est sans appel puisque les incendies sont la deuxième cause de mortalité accidentelle chez les enfants de moins de cinq ans.

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Il ne faut pas oublier qu’outre les flammes, il faut également craindre les fumées et les gaz toxiques émis durant l’incendie. Les erreurs humaines sont à l’origine des incendies domestiques : une cigarette non ou mal éteinte, une poêle surchauffée ou oubliée sur le feu, une bougie placée près d’un rideau, un feu de barbecue non surveillé.

Incendies domestiques : les démarches administratives obligatoires

Les dommages annuels engendrés par un incendie domestique seraient estimés à 1,3 milliard d’euros. Certes, un tel sinistre nous laisse dans un état de désarroi total, mais il est crucial de se ressaisir rapidement puisque vous devez entamer les démarches administratives de rigueur.

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Il est important de noter que les risques de sinistres sont multipliés durant les fêtes de fin d’année en raison des guirlandes et des sapins qui s’enflamment dès la moindre étincelle. Pour en savoir plus sur les solutions de prévention ou les démarches à réaliser en cas d’incendie, consultez des sites tels que Expertises EAB qui proposent d’apporter sécurité et sérénité aux assurés en matière d’expertise et de contre-expertise après un sinistre domestique.

La déclaration du sinistre

À la suite de l’intervention des pompiers, prévenez rapidement votre assurance pour en savoir davantage sur les démarches obligatoires. Sachez en effet que vous devez déclarer le sinistre dans les 5 jours qui suivent l’incendie.

L’idéal serait de faire parvenir la lettre de déclaration d’incendie ainsi que de rapport d’incendie, les photographies des lieux du sinistre ainsi que la liste des personnes impliquées. Ajoutez-y tous les documents, comme la liste des biens détruits, qui s’avéreront utiles afin d’obtenir un maximum de remboursement.

L’expertise : pour faciliter les démarches de remboursements

Les ravages d’un incendie domestique de grande ampleur peuvent nécessiter une expertise. L’expert désigné par l’assurance sera chargé de constater les dégâts, déterminer les causes et les circonstances du sinistre. L’expert contrôlera également à la réclamation de l’assuré.

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Normalement, la victime sera présente sur les lieux pour donner son point de vue et relater le déroulement des événements. Forcément, elle n’a pas le droit de déplacer, voire de jeter des objets sur les lieux. Si nécessaire, pensez à sécuriser la maison pour éviter les curieux et pour éviter un nouvel incident.

Le rôle de l’expert va bien au-delà de la constatation du sinistre puisqu’il doit vérifier, analyser le contrat ainsi que les garanties prévues par la compagnie d’assurance. Sa tâche consiste aussi à recueillir les justificatifs des biens endommagés dans l’incendie.

Autrement dit, l’objectif de l’expert de l’assurance est de faire valoir les intérêts de la compagnie d’assurance lors de l’expertise. Or d’après l’article 1315 du Code civil, il revient à la victime du sinistre de rédiger sa réclamation. D’où l’importance de faire appel à un contre expert. Ce dernier saura faire usage de ses compétences techniques dans l’évaluation des dommages immobiliers et mobiliers liés à l’incendie, en vue d’une parfaite indemnisation.

Incendies accidentels : les réactions qui sauvent

Peu importe l’ampleur de l’incendie, sachez que vos premières réactions sont primordiales. Dès les premières flammes ou fumées, alertez les secours ainsi que les autres occupants de la maison voire de l’immeuble. Essayez ensuite d’éteindre les flammes à l’aide d’un extincteur ou avec les moyens du bord. En cas de doute, il est préférable d’évacuer la maison. Une fois en lieu sûr, assurez-vous que personne ne manque à l’appel. Il est nécessaire de vérifier que personne ne se trouve à l’intérieur du bâtiment.

Dans tous les cas, gardez votre calme, ne touchez pas aux poignées chaudes et rampez systématiquement sous la fumée pour minimiser les risques d’inhalation. Pensez aussi à recouvrir votre tête avec une serviette humide et empruntez l’escalier plutôt que l’ascenseur.

Dans la pire des situations, si vous vous retrouvez à un étage supérieur et que le feu a pris à l’étage du bas, ne vous engagez pas dans la cage d’escalier. Fermez votre porte et placez-vous à la fenêtre en attendant les secours.

En cas de feu sur une personne : que faire ?

Si un membre de votre famille ou un voisin s’enflamme, prenez immédiatement une couverture et couvrez-le. Attention, ses vêtements brûlés lui collent à la peau, évitez de les lui enlever. L’idéal serait d’arroser la victime pour atténuer ses brûlures. Quoi qu’il en soit, ne jouez pas les héros et évacuez le bâtiment dès que possible.

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Incendie domestique : les processus de remboursements

Après l’expertise vient l’étape des indemnisations par la compagnie d’assurance. Cette dernière doit avant tout valider le rapport de l’expert afin d’enclencher le processus. Cela implique la couverture des dommages, la garantie incendie et les éventuels frais.

À proprement parler, l’assureur prend en charge les dommages principaux en bâtiment et contenus ainsi que les garanties accessoires de la police incendie (les dommages indirects) à 100 % et en sus de l’indemnité de reconstruction.

La compagnie prendra aussi en charge les frais de relogement selon la valeur vénale de l’habitation (valable pour les propriétaires uniquement).

Même si la période post-incendie peut s’avérer pénible, vous devez adopter une organisation rigoureuse pour réaliser les démarches d’indemnisation obligatoires. Attendez la fin du processus d’indemnisation avant d’entamer des travaux de rénovation.

Ne vous inquiétez pas, dès l’expertise contradictoire finalisée, votre compagnie d’assurance vous donnera le feu vert et vous pourrez commencer les travaux. Selon le contrat, les frais de reconstitution du contenu peuvent être couverts, c’est d’ailleurs en général l’indemnité qui est débloquée le plus simplement et rapidement. Une avance sur indemnité est également possible sur demande de votre contre-expert.