Identifier et prévenir les principales maladies du concombre

25 février 2026

Originaire d’Inde, le concombre est un légume (en fait un fruit, tout comme les tomates) aujourd’hui largement utilisé et apprécié…

Bien sûr, il a toute sa place dans un potager naturel.

Exigences

Le concombre réclame de la chaleur : une exposition généreuse et un sol qui se réchauffe vite font toute la différence.

Il s’épanouit dans une terre riche en matière organique et bien nourrie.

Choix des variétés de concombres

Jeune plant de concombre vert, légumes longs, petits fruits à croquer ou gros concombres destinés à la transformation : on distingue plusieurs usages, même si la plupart des variétés classiques conviennent aussi bien en frais qu’en cornichons lorsqu’on les cueille jeunes. Cela facilite la gestion de la plante chargée de fruits.

On trouve aussi bien des concombres épineux que lisses, adaptés à la culture sous abri ou en pleine terre, longs ou mi-longs. Ces détails figurent généralement sur les sachets de semences.

Quant à l’amertume, certaines variétés y échappent presque toujours, d’autres moins… mais tout dépend du sol, du climat, et d’un peu de chance.

Pour s’y retrouver parmi les principales variétés cultivées en France :

Parmi les fruits longs : Vert long maraîcher (une variété ancienne, productive et résistante aux maladies, fruits de 25 à 30 cm, chair croquante), Rollison’s Telegraph (une vieille lignée surtout cultivée sous serre mais qui tient aussi le terrain, très parfumée), Long vert de Chine (rustique, vigoureuse et des fruits qui atteignent jusqu’à 60 cm !).

Pour les mi-longs : Marketer (précoce, généreux), Le Généreux (robuste, savoureux).

Côté cornichons : Vert petit de Paris, Amélioré de Bourbonne, Fin de Meaux, Vert de Massy…

Récolte de cornichons. Cette liste n’a rien d’exhaustif : ce sont simplement celles que j’ai déjà testées. Si d’autres vous réussissent, partagez vos trouvailles en commentaire.

Semer les concombres

Semis en godets : mars-avril, en godets de 10 à 12 cm de diamètre, sous abri à 16°C minimum ou sur couche chaude. Trois graines à 2 cm de profondeur dans un terreau enrichi de compost à peine mûr. Vaporisez pour garder le substrat humide mais pas détrempé, sous peine de voir les graines pourrir. Ne conservez qu’un plant par godet. Arrosez au pied régulièrement, mais laissez sécher légèrement entre deux arrosages.

Semis direct : dès mai, quand la terre est chaude, semez directement en poquets de trois graines espacés de 50 cm ; éclaircissez pour ne garder qu’un seul plant par poquet après la levée.

Planter les jeunes concombres

Pied de Rollison’s Telegraph tout juste planté. Le concombre se régale dans une terre riche. Un apport de fumier bien décomposé avant plantation lui profite grandement.

Remplissez le trou de plantation de compost mûr. J’ai testé le compost à peine décomposé, mais les problèmes sanitaires m’ont vite fait changer d’avis…

Respectez un espacement de 50 à 60 cm sur la ligne, avec des rangs espacés de 60 cm ; pour les cultures rampantes, comptez jusqu’à 1,20 m.

Un arrosage copieux au pied favorise la reprise.

Soigner ses plants de concombre

Paillage dès que le sol est bien réchauffé pour garder la fraîcheur et limiter les arrosages.

Palissage : tendez un grillage entre deux piquets ou utilisez une structure solide (treillis ou grillage de chantier) d’au moins 1,50 m de haut. Laisser ramper les plants reste possible, mais les fruits seront plus exposés à la saleté, moins bien ventilés, et la surface occupée s’agrandit…

Un arrosage constant évite l’amertume du fruit.

La taille, pour ma part, n’a rien d’indispensable… Mais si vous souhaitez pincer, coupez la tige principale au-dessus de la sixième feuille pour hâter la fructification, quitte à ralentir le développement ultérieur. Certains conseillent aussi de couper après la première feuille suivant un fruit en formation, histoire de favoriser son grossissement : cette méthode me semble plus intéressante. L’idéal reste d’expérimenter vous-même.

Protéger naturellement les concombres

Associations de cultures

Le concombre cohabite volontiers avec le maïs (qui sert ensuite de support naturel), les pois, chou, salades, haricots, céleri ou tournesol.

Ravageurs et maladies

Inutile de dresser la liste complète des ennemis du concombre : concentrons-nous sur les plus fréquents.

L’oïdium

L’oïdium des cucurbitacées est provoqué par deux champignons microscopiques : érysiphe cichoraceum en plein air, sphaerotheca fuliginea sous abri. Il se développe par temps chaud (autour de 27 °C) et humide, même si certaines souches prospèrent aussi par temps sec.

Pour limiter l’oïdium, bannissez le fumier frais, espacez suffisamment les plants et aérez régulièrement les serres.

Une décoction de prêle pulvérisée préventivement peut ralentir la progression, mais reste d’un effet modéré par conditions très favorables au champignon.

Le traitement le plus courant consiste en des pulvérisations de soufre (utilisable en bio, mais je préfère m’en passer).

Les pucerons

Les pucerons peuvent ravager une culture de concombres. Pourtant, il est fréquent d’observer seulement quelques pieds touchés, les autres étant épargnés.

Pour prévenir les attaques de pucerons, voici quelques conseils concrets à appliquer :

  • Adoptez une fertilisation équilibrée : trop d’azote attire les pucerons ;
  • Respectez les distances de plantation pour limiter la contamination d’un plant à l’autre ;
  • Installez du nasturtium à proximité : ces fleurs détournent les pucerons de vos concombres ;
  • Préservez la biodiversité, notamment en gardant des fleurs sauvages et des arbustes fleuris, qui attirent les insectes prédateurs des pucerons (coccinelles, chrysopes…)

Pour intervenir directement, plusieurs méthodes naturelles font leurs preuves :

  • Supprimez les parties envahies ;
  • Poudrez de cendre de bois, de lithothamne ou de poudre de roche ;
  • Traitez avec une infusion de tanaisie ou d’absinthe (effet répulsif) ;
  • Répétez trois jours de suite un traitement à la macération d’ortie (12 heures de trempage) ;
  • Douchez les plants à grand jet pour expulser les pucerons ;
  • et bien d’autres…

Un autre souci ? Laissez un commentaire ci-dessous, je vous répondrai volontiers.

Récolter les concombres

Concombres mi-longs « Le Généreux » cueillis au bon moment, à côté d’un Rollison’s Telegraph trop mûr (plein de graines). Les concombres se récoltent dès qu’ils atteignent les deux tiers de leur taille maximale, avant qu’ils ne jaunissent. Pour la lactofermentation, privilégiez des fruits de 10 à 12 cm.

Une vigilance quotidienne s’impose : la récolte doit se faire tous les jours.

Chaque pied produira pendant près de deux mois.

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