Solaire en France : un secteur en plein essor, entre agrivoltaïsme et nouvelles obligations

Solaire en France : un secteur en plein essor, entre agrivoltaïsme et nouvelles obligations

20 juillet 2026

Le photovoltaïque français n’a jamais affiché de telles dynamiques. Fin 2024, la puissance installée atteignait 25,3 GW, soit une hausse de 24 % en un an. Au premier trimestre 2026, près de 1 418 MW supplémentaires ont été raccordés au réseau, un niveau quasi-record. Derrière ces chiffres, un secteur qui se structure, se professionnalise et se diversifie.

Un marché qui s’accélère, porté par la réglementation

La progression du solaire en France ne doit pas grand-chose au hasard. Plusieurs leviers réglementaires ont accéléré les projets ces deux dernières années. Depuis le 1er octobre 2025, une TVA à 5,5 % s’applique aux installations photovoltaïques jusqu’à 9 kWc dans tous les logements, neufs comme anciens. Parallèlement, les parkings de plus de 1 500 m² sont désormais soumis à l’obligation d’équipement solaire, le plus souvent sous forme d’ombrières. Ces structures permettent de produire de l’électricité sur des surfaces déjà artificialisées, sans artificialisation supplémentaire.

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Pour les acteurs qui souhaitent développer des projets d’envergure, des opérateurs comme Photosol accompagnent les collectivités, exploitants agricoles et industriels de A à Z : études, autorisations, financement, construction, exploitation. Pour en savoir plus sur leurs solutions, le site de la société détaille l’ensemble des types d’installations proposées, du parc au sol aux ombrières de parking.

L’agrivoltaïsme, un modèle qui prend racine

Parmi les segments les plus dynamiques, l’agrivoltaïsme occupe une place croissante. Depuis la loi APER de mars 2023, il dispose d’une définition légale : l’installation solaire doit contribuer de façon durable à la production agricole, laquelle reste l’activité principale de la parcelle. Le décret d’avril 2024 a précisé les règles : couverture maximale des sols de 40 %, perte de rendement agricole limitée à 10 % par rapport à une parcelle comparable.

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Ce cadre, affiné par une instruction interministérielle en février 2025, ouvre des perspectives concrètes pour les agriculteurs. Un éleveur peut, par exemple, laisser son troupeau pâturer sous des panneaux surélevés, tout en percevant un loyer foncier. La filière estime que la France pourrait atteindre 1 à 2 GW d’installations agrivoltaïques par an d’ici 2026. Des projets comme le parc d’Yzeure (Allier), développé par Photosol en partenariat avec un éleveur, ou celui du Donjon (24 MWc, 27 GWh/an), illustrent concrètement ce que peut donner ce modèle sur le terrain.

Ce que ces tendances changent pour les entreprises et les territoires

Le solaire ne se cantonne plus aux toits des particuliers. Les industriels, les coopératives agricoles et les collectivités sont aujourd’hui des acteurs à part entière du développement du parc national. En juin 2025, le solaire a représenté 22,1 % du mix électrique de l’Union européenne, dépassant pour la première fois le nucléaire sur ce mois. Pour les entreprises exposées à la hausse des factures d’énergie, les solutions de production propre (toiture, ombrières, autoconsommation collective) sont devenues une option sérieuse, et non plus seulement une démarche RSE.

La France a raccordé plus de 4 GW sur les neuf premiers mois de 2025. Le mouvement est lancé, et les outils pour y participer, qu’on soit agriculteur, gestionnaire de site industriel ou élu local, sont aujourd’hui bien plus accessibles qu’il y a cinq ans.

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