Depuis leur premier accord en 2012, MSC Croisières et Air France n’ont cessé de consolider leur coopération pour faire de Cuba une destination accessible aux voyageurs français. Un partenariat formalisé par un contrat d’affrètement signé en septembre 2015, couvrant des liaisons depuis Paris-Charles de Gaulle vers La Havane et Fort-de-France. L’objectif affiché : simplifier l’accès à l’île et convertir davantage de Français à la croisière caribéenne.
Un partenariat commercial bâti sur la logique d’affrètement
Le mécanisme repose sur des vols bihebdomadaires affrétés par Air France, permettant aux passagers MSC d’embarquer depuis la France sans multiplier les intermédiaires. Ce type de montage, bien rodé dans le secteur, facilite la gestion des flux et sécurise les rotations pour les deux partenaires. Les itinéraires de msc croisiere incluent des escales en Jamaïque, aux Îles Caïman et sur la Costa Maya, offrant un circuit complet dans les Caraïbes. Des départs depuis La Havane sont également commercialisés pour les saisons 2026, 2027 et 2028, signe d’une présence durable sur la zone.
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Cuba en difficulté, MSC en croissance : un contraste saisissant
La destination Cuba traverse une période particulièrement difficile. En 2025, l’île n’a accueilli que 1,8 million de visiteurs étrangers, loin des 2,6 millions escomptés par les autorités cubaines. Les marchés émetteurs ont chuté en série : l’Allemagne a reculé de 50,5 %, la Russie de 29 %, le Canada de 12,4 %. La France, avec 36 884 touristes en 2025, accuse également un recul de 26 %. Pénuries de carburant, coupures d’électricité, contexte géopolitique tendu : les freins sont nombreux et concrets. Plusieurs pays ont émis des avertissements officiels à destination de leurs voyageurs souhaitant se rendre sur l’île.
MSC Croisières, de son côté, affiche une santé bien différente. La compagnie concentre 45,7 % des parts de marché en France en 2025, en progression de 30 % sur un an. Troisième groupe mondial de croisières, elle opère 23 navires sur cinq continents et a annoncé le renforcement de sa présence aux Antilles françaises pour la saison 2026-2027. Sur le plan environnemental, la division croisières du groupe a atteint en 2025 l’objectif de réduction d’intensité carbone fixé par l’OMI pour 2030, avec cinq ans d’avance.
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La volonté de relancer Cuba comme destination de croisière se heurte donc à un contexte difficile à maîtriser. L’attractivité commerciale d’un partenariat comme celui de MSC et Air France dépendra autant des conditions sur place que de la capacité des deux acteurs à rassurer les voyageurs français, aujourd’hui plus prudents face à une île fragilisée.

